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La
Mission
de Recherche sur la
Culture et les
Territoires
Aquitains
Le
travail de la MiRCTA s’inscrit dans la
continuité du travail réalisé au sein de l’équipe de recherche Intermet
entre 1999 et 2001 en réponse à un appel d’offre du ministère de la
Culture, à la parution d’un rapport de recherche intitulé “ Les
territoires de l’Art Vivant ” (Msha, 2000), à la réalisation du n°8 de
la revue Sud-Ouest Européen intitulée “ Géographies culturelles ”
(septembre 2000, sd Augustin et Berdoulay), à la publication en 2004 en
collaboration avec le Gresoc de l’Université de Toulouse-Le Mirail d’un
ouvrage collectif “ Perspectives territoriales pour la culture ” (sd
Augustin et Lefebvre, premier volume de la collection “ Culture en
Région ”), de la publication de l’ouvrage “ Territoires musicaux en
région, l’émergence des musiques amplifiées en Aquitaine ” (Raibaud,
2005, vol. 2 id).
La
MiRCTA continue la collaboration mise en place
depuis 1997 entre la MSHA et le Conseil général de la Gironde, puis avec
l’Institut départemental de développement artistique et culturel de la
Gironde (IDDAC) qui a donné lieu à plusieurs rapports de recherche et
publications (Augustin et Favory, 1997, 1998), et notes de synthèses (Raibaud,
2003, 2004). La MiRCTA s’inscrit depuis 2004 dans le cadre d’une
convention Conseil régional d’Aquitaine/MSHA, inscrite dans le cadre du
contrat de plan Etat/Région.
Perspective : les recherches de la
MiRCTA proposent une approche régionale des rapports entre culture(s) et
territoire(s). Elles explorent l’enrichissement mutuel que peuvent
s’apporter l’approche culturelle en géographie, les nouveaux dispositifs
régionaux d’évaluation des politiques publiques de la culture et une
approche locale du “ jeu des acteurs ” seule capable de rendre compte
des dynamiques territoriales à l’échelle des nouvelles entités
territoriales. L’actualité que représente pour les services culturels
des départements et des régions la mise en place des intercommunalités
et des Pays est révélatrice d’un état de rupture : l’Etat, même
déconcentré, abandonne en partie la maîtrise des processus et des
critères de qualification culturelle par la nécessité qu’ont ces
nouvelles entités d’argumenter la pertinence de leurs périmètres et la
légitimité de leurs projets en utilisant pour eux-mêmes les discours
symboliques empruntés au langage de la culture. Le rôle non négligeable
des acteurs culturels (artistes, médiateurs, associations…) dans cette
recherche d’identité induit une montée en puissance du travail culturel
sur des territoires économiquement délaissés qui attirent de façon
symétrique une offre culturelle en plein développement.
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